Fondements de la neuromédecine

Il existe deux voies en médecine : la substitution et la rééducation. 
La Neuromédecine est une rééducation qui agit sur le système neurovégétatif (SNV) et ses dysfonctionnements.
Elle utilise des stimulations cutanées sur des circuits faciles à mettre en évidence par le palper-rouler qui témoigne de cette réponse du SNV.
Le résultat se fait sur cinq fonctions de base : la douleur, le tonus musculaire, la vasomotricité (inflammation), l’humeur et l’immunité.
Les stimulations induisent une séquence de réactions d’abord immédiates et locales puis globales selon un déroulement toujours identique.

La Neuromédecine s’inscrit dans une démarche scientifique nouvelle qui introduit des réalités neurologiques dans le quotidien du médecin.

L’homme triple

La Neuromédecine s’appuie sur le concept de l’homme triple : physique — psychique — neurologique.

Les aspects physiques ou psychiques sont couramment pris en compte. La Neuromédecine introduit l’incontournable part « neurologique ».

Le « neurologique »
Le corps n’est pas seulement la somme de ses parties. En plus des organes et de leurs fonctions, il faut tenir compte de l’état psychique du patient, mais aussi du système nerveux comme régulateur et pourvoyeur de la neuroénergie.

Les événements de la vie s’inscrivent dans sa mémoire ; ils y restent actifs ou bien y sont stockés.
Les évènements stockés n’affectent plus le potentiel neuroénergétique des patients. En revanche, les conflits actifs, actuels ou anciens, qu’ils soient psychologiques ou physiques, pèsent sur le fonctionnement neurologique. Ils constituent la réalité clinique de chaque patient qui face à un évènement révèle soit une posture de stress « je fuis » ou « je combats », soit une réaction d’adaptation.
Tout traitement suppose la compréhension préalable de ce tableau clinique.

Le système nerveux enregistre des informations sur tous les états de l’organisme.
Ces informations partent des organes périphériques et atteignent au moyen des nerfs rachidiens la colonne vertébrale, puis les centres supérieurs.

En mots scientifiques
Deux voies sont sollicitées : la voie directe spinothalamique, la voie spino-réticulo-thalamique.  
C’est au niveau sous-cortical du diencéphale que s’élabore une double réponse
Une réponse spécifique vers le thalamus qui reçoit toutes les informations de la sensibilité et transmet soit au cortex, soit à l’hypothalamus
une réponse non spécifique qui va directement à l’hypothalamus, centre des réponses endocriniennes via la réticulée bulbaire.  
Il y a donc déjà une double réponse : une réponse endocrinienne différée et une réponse neurologique plus immédiate.

En mot de tous les jours.
Les informations qui viennent des organes périphériques atteignent, via la colonne vertébrale
le cerveau primaire qui détermine une réponse automatique au stress.
Le cortex qui élabore une réponse secondaire plus complète qui permet l’adaptation.

Les maladies sont favorisées par un état d’épuisement dû au recours systématique à la réponse primaire au stress. L’accumulation d’influx négatifs conduit à la chronicité des troubles.

Le palper-rouler

fondements medecine palper rouler

Cette manœuvre dynamique d’exploration de la peau est exercée systématiquement, quelle que soit la pathologie. Elle est utilisée pour le diagnostic et le suivi du traitement.

Il s’agit de faire rouler un pli de peau entre le pouce et l’index en exerçant une pression d’intensité variable jusqu’à l’obtention éventuelle d’une douleur.

Ce geste explore la peau selon la cartographie des dermatomes et des plexus. Il en apprécie la sensibilité et la résistance due à la contracture des muscles peauciers qui ont pour innervation unique le contingent sympathique médullaire.

L'exploration de la sensibilité et de la tonicité cutanée donne donc des renseignements objectifs sur l'état d'équilibre neurovégétatif d'une région en cause et par cela même des organes et des fonctions qui y sont rattachés.

Cet examen révèle souvent des états non perçus par le patient, livrant l’intimité du corps comme un inconscient somatique si semblable à celui que Freud nous a fait découvrir pour l’esprit.

Il peut aussi devenir un traitement par son action sur les tissus cutanés, souvent utilisé en thalassothérapie comme à Roscoff.

La neurostimulation cutanée

neurostimulation

Les simulations neurologiques exercées sur la peau à l’aide de petites piqûres agissant sur des zones spécifiées par le palper-rouler déterminent une réponse locale et générale qui se module au gré des circonstances, construisant dans le temps un changement d’état, parfois même une transformation toujours orientée vers une vie interne optimisée.
Tout mieux sur les maladies en découle.

Les stimulations exercées sur la peau déclenchent une réponse locale réflexe immédiate se traduisant au palper-rouler par une analgésie (disparition de la sensation douloureuse) et une hypotonie (relâchement) des muscles peauciers, parfois un gain articulaire notable (rachis, épaule, genou…)
Il existe aussi une réponse générale de sidération, sensation de déconnection.  

Dans la durée la rééducation se met en place et on assiste à une modification profonde des symptômes :

  • disparition progressive des douleurs et des contractures,
  • état d’apaisement psychoaffectif,
  • sensation de force retrouvée avec meilleures performances.  

Tout se passe comme s’il y avait une perte progressive de la réponse au stress et retour à une vie plus adaptée.

Les effets du sport sur l’organisme donnent une image assez proche de ce que les neurostimulations peuvent amener. L’effet sédatif spécifique sur les muscles et les douleurs articulaires (ou rachidiennes) d’une activité physique est bien connu. Mais on apprécie de plus en plus l’impact sur les fonctions intellectuelles et l’état général : moins de rhinites ou autres, mais aussi contrôle de poids et des états métaboliques, moindre incidence des maladies du vieillissement (hypertension, cancers, Alzheimer, etc.).

Comparable à l’activité sportive, la Neuromédecine agit sur une réponse neuroénergétique globale facteur d’équilibre et de santé.