Mode d'action

Le diagnostic

Diagnostic

Après avoir fait un diagnostic organique, on établit le profil du patient pour poser un diagnostic neurofonctionnel.

Pour ce faire, la Neuromédecine utilise les méthodes suivantes :

  • la recherche des antécédents personnels et médicaux comme facteurs de stress pérenne, et celle des facteurs déclenchants dans les états plus aigus ;
  • le palper-rouler pour établir une cartographie de l’état neurofonctionnel ;
  • l’examen clinique des os, des articulations, des muscles, des tendons et autres organes susceptibles d’intervenir dans la pathologie ;
  • l’inspection systématique du corps.

Une fois le diagnostic posé, si la gravité de la pathologie ne nécessite pas une prise en charge spécialisée, il s’agit d’établir un plan de traitement selon les techniques de la Neuromédecine.

Les micropiqûres

mode dactions micropiqures

On procède à la stimulation de la peau avec un pistolet porte-seringue en pratiquant des micropiqûres à l’aide d’une aiguille fine et courte.

Une solution de magnésium est utilisée à toute petite dose pour stimuler les récepteurs nerveux du derme. Le liquide injecté a perdu toute spécificité thérapeutique au vu de leur faible dose. Sa présence amplifie et pérennise dans le temps l’action des piqûres (20 à 200 par séance).

Les micro-injections sont appliquées sur les zones cutanées identifiées au palper-rouler.

Le massage

Massage

Chaque séance, après les piqûres, se termine par un massage.
Le massage rajoute une stimulation plus profonde au niveau des fascias, des muscles et des articulations. Ainsi, ils complètent la stimulation plus spécifique des piqûres.

Chez les sujets jeunes, le massage qu’il soit superficiel ou profond procure un bien-être général et une relaxation rapide qui contribue à un lâcher-prise indispensable sur la voie de la guérison.

Pour les personnes plus âgées moins réactives, les massages sont plus ciblés et volontairement plus fermes, afin d’obtenir des réactions neurologiques plus importantes. Les points massés en priorité sont le rachis cervical bas entre les épaules et le rachis sacré.

Les piqûres amènent une sédation cutanée, alors que le massage permet la disparition des douleurs vertébrales et articulaires.

Résultats et prise en charge dans le temps

Pour les pathologies aiguës (entorse de la cheville par exemple), une séance suffit.
Pour les douleurs chroniques (douleurs qui perdurent au-delà de trois mois), une prise en charge de 5 séances en 40 jours est nécessaire.
Les résultats obtenus peuvent être confortés par quelques séances supplémentaires.
Une adaptation durable et sans douleur chez les patients épuisés demande parfois plus de temps.

La séance

Chaque séance détermine une réponse en quatre temps distincts s’étalant sur trois jours selon un rythme toujours retrouvés.

 

UN RYTHME À QUATRE TEMPS

4 etapes

La réponse de l’organisme se fait suivant 4 étapes qui sont :

A - STIMULATION = le soin 
B - SIDERATION = bien-être éprouvé après la séance (réponse réflexe ).
C - REACTION = exacerbation douloureuse ressentie 24 à 48 heures après
D - ADAPTATION = retour à l’état stable en 3 à 5 jours avec bonus

Dans les états aigus, lors d’une séance unique, on retrouve la réponse locale immédiate réflexe : la douleur au palper-rouler disparaît des zones traitées (analgésie), celle ressentie par le patient s’atténue sans disparaître.
Le palper-rouler confirme que le traitement est effectif, son effet sera perceptible par le patient dans les jours à venir (souvent le 3e) suite à une phase d’exacerbation au lendemain de la séance.

Le cycle de cinq séances 40 jours

Dans les états chroniques ou récidivants, un suivi sur de cinq séances s’étalant sur 40 jours est nécessaire.

La première séance soulage la douleur du patient détermine la même séquence que lors d’une séance unique, mais l’état d’épuisement peut amener une réaction importante tant locale (douleur) que globale (sensation de lassitude).

Le traitement commence vraiment à la deuxième séance quand les réserves adaptatives sont épuisées. La voie de guérison immédiate ne fonctionne pas par manque de réserve adaptative.
Le patient entre ensuite dans un « tunnel » de réadaptation où il retrouve douleurs et fatigue. C’est un passage difficile, mais indispensable où s’élabore une nouvelle programmation neurologique.

À la fin du processus global qui dure environ 40 jours, le patient ne ressent plus de douleur spontanée, il est plus détendu et débarrassé de son anxiété. La situation pathologique a été traitée dans un résultat global physique et psychoaffectif. Le traitement a permis d’accéder à un seuil d’adaptation qui prévient les rechutes.

L’âge, l’état de santé et la condition physique sont déterminants dans l’efficacité du traitement. Les jeunes patients répondent beaucoup mieux.
Les patients plus âgés requièrent des séances répétées. C’est aussi vrai pour les athlètes en comparaison avec les patients sédentaires, les personnes épuisées avec les personnes en bonne santé. Les patients en burn-out peuvent nécessiter de nombreuses séances sur quelques mois.
Mais, pour la majorité, le cycle de 5 séances sur 40 jours suffit.

ETAT CLINIQUE 40 J